Ce qu'il faut savoir sur les Mondiaux de surf à Biarritz - par l'équipe

2017-05-22

 Ce qu'il faut savoir sur les Mondiaux de surf à Biarritz

 
Publié le samedi 20 mai 2017 à 07:00 | Mis à jour le 20/05/2017 à 14:55
 
 
Les championnats du monde de surf débutent ce samedi à Biarritz (20-28 mai). 
Avec un engouement certain puisque ces Mondiaux sont la première étape avant les JO de Tokyo 2020. 
Toutes les infos.
 
Les Français
L'équipe de France est composée de sept surfeurs, quatre chez les hommes et trois chez les femmes. 
Les deux hommes « titulaires » sont les deux pensionnaires du CT, à savoir Jérémy Florès et Joan Duru.
Michel Bourez, qui dépend, lui, de toute façon de la Fédération tahitienne, est absent. 
Les deux remplaçants sont Vincent Duvignac et Dimitri Ouvré. 
Chez les femmes, Johanne Defay et Pauline Ado vont débuter la compétition, avant de filer lundi soir vers les Fidji, 
où aura lieu à partir du 2 juin la prochaine manche du CT. La polyvalente Justine Dupont est leur suppléante, au cas où.
 
Les titres
Quatre titres seront décernés lors de ces championnats du monde : 
deux en individuel (messieurs et dames) et deux par équipes (champion du monde des nations et champion du monde du relais). 
Comme au Jeux olympiques, des médailles en or, argent, bronze et même cuivre (pour la 4e place) seront décernées.
 
Les favoris
Avec quatre surfeurs du CT dans ses rangs, la France, qui joue en plus à domicile, est pointée comme la favorite. 
Mais Jérémy Florès prévient : «Cette compétition ISA est toujours très difficile car on découvre chaque année des surfeurs inconnus et très motivés. 
On trouve des nations très différentes de celles que l'on a l'habitude de côtoyer toute l'année comme le Brésil, 
l'Australie ou les USA et il n'est pas rare de voir des surprises.» Avec la France, les prétendants sont l'Australie, les Etats-Unis, le Brésil, 
l'Afrique du Sud, le Pérou, le Portugal et le Japon.
 
Le spot
Contrairement par exemple au Quiksilver Pro France, il n'y aura pas de site de repli pour ces Mondiaux. 
Tout le spectacle aura lieu dans la célèbre arène de la Grande Plage, un spot assez particulier. 
«C'est une vague capricieuse, sur laquelle on n'a pas le droit à l'erreur, assure Vincent Duvignac. 
Ce n'est pas là où l'on peut proposer le meilleur surf et tenter l'aerial de sa vie. Le sens marin et le mental sont prépondérants pour réussir.» 
Ce spot est très connu du clan français, et certains, comme Duvignac ou Pauline Ado justement, y ont plusieurs fois remporté des compétitions. 
Ils ont par exemple gagné sur cette vague la Maider Arosteguy l'an dernier. A noter que Biarritz avait déjà organisé les Mondiaux, c'était en 1980. 
La deuxième et dernière fois, c'était à Lacanau en 1992.
 
Les stars
Si certains espèrent voir les stars du circuit pro, ils vont être déçus. 
Mis à part les Français Florès, Duru, Defay et Ado, ne se sont déplacés que les Brésiliens Wyggolly Dantas (20e mondial) et Ian Gouveia (27e). 
C'est bien peu. Mais il faut dire aussi que le timing n'a pas beaucoup aidé. 
Alors que la World Surf League avait promis de libérer ses athlètes, les Mondiaux sont organisés entre deux épreuves du CT,
juste à la fin du Rio pro et juste avant le Fidji Pro. 
La fenêtre est courte, et beaucoup ont préféré souffler entre ces deux manches. Il faut aussi bien avouer que le statut amateur de ces championnats du monde - comprendre sans prize money - est un autre frein indéniable. En fait, la plus grande star sera le parrain : le légendaire Tom Curren.
 
Les pays
Malgré tout, ces Mondiaux sont déjà une réussite avant même d'avoir commencé. 
Car si les stars du CT n'ont pas daigné faire le détour par le Pays basque, pas moins de 47 nations seront au rendez-vous. 
C'est un record. Parmi les pays quelque peu exotiques, et qui vont participer pour la première fois, on trouve l'Afghanistan, Taïwan, la Chine, la Grèce et le Sénégal...
Le surf est universel, et à trois ans des JO de Tokyo, c'est une très bonne nouvelle.
 
Les JO
Depuis l'annonce en août dernier du surf aux JO à Tokyo en 2020, la planète surf est en ébullition. Tous les surfeurs pros sont enthousiastes et veulent y participer. En attendant de connaitre le mode de qualification, les Mondiaux sont une étape importante, notamment pour le classement mondial des nations. Car les pays les mieux classés auront sans doute l'opportunité de faire figurer un quota plus important de surfeurs, un peu comme pour la Ligue des champions en foot avec l'indice UEFA.
 
Le Programme
La compétition des filles va débuter ce samedi à partir de 7h00, avant la Parade des Nations (11h00) et la Cérémonie d'Ouverture (12h00). 
La finale est prévue lundi après-midi. L'épreuve masculine doit débuter mardi, alors que les prévisions n'annoncent rien de bon ce jour-là. 
La finale du relais (Aloha Cup) et la finale hommes sont programmées dimanche midi, 28 mai. 
 
David Michel, à Biarritz